Georges Dudognon

Greta Garbo au Club St-Germain, ca. 1950s [SFMoMA]
“Il etait le meilleur reporter-photographe de Paris.” – Jean-Pierre Melville

Georges Dudognon a 22 ans à la Libération. Le parcours de cet ouvrier des chantiers naval de La Rochelle a été, comme celui de beaucoup d’autres de sa génération, marqué par la guerre. Résistant de la première heure, il est arrêté puis s’évade d’un camp de concentration. Il continue son combat de résistant dans la clandestinité, sous une fausse identité, comme imprimeur de l’ombre à Lyon, où il rencontre ceux qui vont diriger les plus grands magazines et journaux français de l’après-guerre.
À la Libération, il décide de devenir journaliste. Photographe autodidacte, renifleur d’émotions, Georges Dudognon se lance dans le métier avec la ferme intention de faire oublier ces années de censure et de propagande qu’il a vécues dans une cave. Paradoxe, c’est dans celles de Saint-Germain-des-Prés qu’il trouvera son bonheur.
Envoyé, un jour de 1945, en reportage à la rencontre d’hypothétiques starlettes de cabarets, il y découvre un monde trépidant, unique et enfin libre, peuplé de ceux que la presse bien pensante surnommait les rats des caves, critiqués parce qu’ils faisaient soi-disant trop l’amour. Il y restera dix ans, travaillant jour et nuit pour témoigner de la vitalité créative de ce petit monde rebelle, se serrant toutes les nuits au Bar Vert, au Tabou, à la Rose Rouge, au Vieux Colombier, au Club Saint-Germain ou au Méphisto.
Baptisé Le Quartier, pour se différencier de son voisin intellectuel, le Quartier latin, ce carré magique a vécu, dès la Libération en 1945, une incroyable période où artistes, écrivains, acteurs, philosophes ou inconnus ont tous fait la fête en même temps : explosion créative, libération des mœurs, révolution musicale avec le jazz, creuset littéraire. Nombre des futures vedettes et célébrités françaises en sont issues.
Les plus assidus du quartier furent Juliette Gréco, Daniel Gélin, Boris Vian, Philippe Clay, Pierre Brasseur, la liste est longue.
Cette ville dans la ville, qui comme New York ne dormait jamais, a connu un rapide succès international. De nombreuses stars américaines et anglaises, Charlie Chaplin, Richard Widmark, le duo BogartBacall, Orson Welles, Marlene Dietrich, Greta Garbo, entre autres, faisaient de fréquentes incursions dans les fameuses caves transformées en cabarets où le Be-bop, le jazz et la chanson française d’avant-garde enflammaient une jeunesse qui avait retenu son frein pendant cinq ans.
Très vite, un événement primordial change la face de Saint-Germain : l’arrivée des jazzmen américains, fuyant le racisme de leur pays, qui trouvent là une scène explosive pour partager et faire connaître leur musique. Sidney Bechet, Duke Ellington, Coleman Hawkins, Miles Davis font des jam sessions avec les nouveaux adeptes français du jazz : Claude Luter, Moustache, Boris Vian, etc., ce qui fera plus tard de Paris l’une des capitales primordiales de cette musique.
Le quartier devient vite une institution. Des chanteurs français s’y produisent et renouvellent le répertoire d’avant-guerre. Le monde des acteurs, débutants ou confirmés, jouent avec des moyens réduits, soutenus par des mises en scène audacieuses, à la Fontaine des Quatre Saisons ou la Rose Rouge, cabarets fréquentés par Yves Montand, Les Pinsons de Raymond Devos, les Frères Jacques, Francis Blanche et Pierre Dac, Jean Richard, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Gérard Philippe, Charlie Chaplin, etc.
Saint-Germain-des-Prés connaît rapidement le succès et pour Georges Dudognon, l’œil constamment rivé sur son Rolleiflex, la moisson est fructueuse. En surface, de l’après-midi jusque tard, il fige un autre événement majeur localisé sur une centaine de mètres, entre les cafés Les Deux Magots et Le Flore, celui des intellectuels qui reconstruisent sur les ruines. Jean-Paul Sartre élabore la philosophie existentialiste, Simone de Beauvoir écrit le Deuxième sexe, qui va devenir le creuset des futurs mouvements féministes, et un certain Vernon Sullivan, alias Boris Vian, crache sur les tombes de ceux qui ont mis le monde à l’envers. Jacques Prévert y puise l’essence de ses paroles, tandis que la Série Noire fait son apparition dans les librairies.
En dix ans, Georges Dudognon a exploré Saint-Germain-des-Prés comme un infatigable ethnologue rapporteur d’une époque en mutation radicale. Au-delà du témoignage photographique, il a construit de solides amitiés marquées par un éternel respect pour ceux qui ont été l’âme du Quartier, sans faire de concessions à la mode ou à l’argent, car quelques-uns de ces rats sont devenus plus tard des loups ou des requins.

Lili Marleen

Outside the barracks by the corner light
I’ll always stand and wait for you at night
We will create a world for two
I’ll wait for you the whole night through
For you, Lili Marleen
For you, Lili Marleen

Bugler tonight, don’t play the Call To Arms
I want another evening with her charms
Then we will say goodbye and part
I’ll always keep you in my heart
With me, Lili Marleen
With me, Lili Marleen

Give me a rose to show how much you care 
Tied to the stem, a lock of golden hair
Surely tomorrow you’ll feel blue
But then will come a love that’s new
For you, Lili Marleen
For you, Lili Marleen

When we are marching in the mud and cold
And when my pack seems more than I can hold
My love for you renews my might
I’m warm again, my pack is light
It’s you, Lili Marleen
It’s you, Lili Marleen
My love for you renews my might
I’m warm again, my pack is light
It’s you, Lili Marleen
It’s you, Lili Marleen

Pandora

Man Ray ~ Ava Gardner, 1950
 Albert Lewin tried to find work for Man Ray in Hollywood, finally getting him a job on one of the last films Lewin made in America, Pandora and the Flying Dutchman.  Lewin needed a color photograph of Ava Gardner in her period costume.  “She was absolutely ravishing,” Man Ray said of Gardner.  “no film, I thought, had ever done her justice.  And as a model, no one in my experience with mannequins and professionals surpassed her.”  Man Ray felt that Gardner posed for still photography as if before a movie camera.  In fact the portrait appears in the films as if it were a painting.  ➔ The Bad and the Beautiful: Hollywood in the Fifties by Sam Kashner and Jennifer Macnair

Although she sat for Man Ray, Gardner’s portrait intended for the film was rejected and replaced with a more de Chirico-esque painting by set designer Ferdinand Bellan

Ray’s color photograph was used as a portrait miniature.

Mae’s bed

May West: When I’m good I’m very good, 
but when I’m bad I’m better.

An article written in 1930 mentioned the preferences of Mae West on home decor: “She likes everything massive,” noted the journalist. “Her furniture, bed, even her car is larger than the average. The swan bed used onstage in Diamond Lil was taken from her home…”  
Formerly it had belonged to the turn-of-the-century actress Amelia Bingham (L), and afterwards to Diamond Jim Brady (R). 

Marylin @ the circus

Old Madison Square Garden, March 30, 1955 
Marilyn Monroe makes a memorable guest appearance at The Ringling Bros Circus fund-raiser benefiting the New York Arthritis & Rheumatism Foundation.  This was the event that re-introduced her to the world after a year in hiding.  It was the “Show Of Shows” with Milton Berle as ringmaster.  Milton and Marilyn were inspired and excited with the whole idea and decided to use the evening’s festivities to make the formal announcement of MMP (Marilyn Monroe Productions) to the world. It was Miss Monroe’s idea to ride a pink female elephant, complete with a pink bow on the tail, as well as a matching rhinestone harness and saddle.  Mariyn’s entrance and her reappearance to the world caused a media frenzy!

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