About yellow… Vivian Maier

New York City, August 1975

Untitled, Self Portrait [1]

November 1977

August 1975

May 1979

Untitled, Self Portrait [3]

May 1958

A riddle, wrapped in a mystery, inside an enigma.

Piecing together Vivian Maier’s life can easily evoke Churchill’s famous quote about the vast land of Tsars and commissars that lay to the east. A person who fit the stereotypical European sensibilities of an independent liberated woman, accent and all, yet born in New York City. Someone who was intensely guarded and private, Vivian could be counted on to feistily preach her own very liberal worldview to anyone who cared to listen, or didn’t. Decidedly unmaterialistic, Vivian would come to amass a group of storage lockers stuffed to the brim with found items, art books, newspaper clippings, home films, as well as political tchotchkes and knick-knacks… 
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Untitled, Self Portrait [2]

BOILLY

L’effet du mélodrame, 1830 [Musée Lambinet]
Une loge, un jour de spectacle gratuit, 1830 [Musée Lambinet]

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Louis-Léopold Boilly


Célèbre peintre de genre et de portrait, né à La Bassée (arrondissement de Lille, en 1761, mort à Paris en 1846, était fils d’un sculpteur sur bois. Ses aptitudes spéciales se manifestèrent de bonne heure: à peine âgé de onze ans, il exécuta un grand tableau, représentant saint Rock guérissant les pestiférés, qui, a en juger par l âge de son auteur, ne devait pas être un  chef-d’œuvre, mais qui révélait tout au moins une vocation déterminée. Deux ans après, Boilly  s’en alla à Douai demander asile à l’un de ses parents, prieur des Augustins; il paya l’hospitalité  du couvent en faisant les portraits des moines, se créa peu à peu une petite clientèle en ville,  se risqua même à entreprendre quelques tableaux de genre, puis partit, en 1774, pour  Arras, où il résida cinq années, travaillant, étudiant, écoutant les conseils et en faisant son  profit. La Révolution le trouva a Paris, où il était arrivé en 1779, jouissant déjà d’une réputation méritée par une grande  facilité de touche et par l’esprit d’observation qui règne dans ses tableaux de mœurs. MM. de  Concourt, dans la Société sous la Révolution, mentionnent un fait d’autant plus piquant pour nous qu’il intéresse deux de nos concitoyen: c’est une accusation lancée par Wicar, dénonçant Boilly comme corrupteur  des mœurs. Il convient de dire, pour expliquer cette action, que le pinceau de Boilly se  complaisait fréquemment à cette époque dans le genre grivois; il n’en fallut pas plus  pour blesser l’austérité républicaine de son compatriote. 

Quoi qu’il en fût, Boilly prévenu à temps trouva aisément dans son active imagination le moyen  de détourner de sa tète l’orage qui la menaçait, et les délégués du tribunal révolutionnaire  chargés de l’enquête le trouvèrent au milieu de son atelier fort occupé de terminer un tableau patriotique qui lui mérita  leurs éloges et leur protection. Ce tableau n’était autre que le Triomphe de Marat actuellement au musée de Lille. A par-  tir de 1799, époque à laquelle il remporta un premier prix de 2,000 fr., jusqu’ en 1820 Boilly  s’adonna à des compositions plus importantes et contenant plus de personnages que ses  précédentes peintures; ses sujets préférés sont des assemblées publiques, des fêtes populaires,  des intérieurs de café des entrées de spectacle, des scènes de la rue, etc., mais tout cela est  saisi avec une verve, une originalité, une puissance de vérité des plus remarquables, et exécuté avec une sureté de main,  une rectitude de dessin qui font de cet artiste un peintre de premier ordre. A l’âge de soixante  ans, Boilly se mit à faire de la lithographie, et, servi par son grand talent de dessinateur, il  s’attira dans cet art une popularité qui fit longtemps oublier son ancienne gloire de peintre.  Pourtant la fécondité de Boilly avait été réellement prodigieuse: outre cinq mille portraits très estimés, ses tableaux de genre  et de mœurs sont extrêmement nombreux; nous citerons les principaux qui ont été gravés  pour la plupart par Tresca, Cazenave, Petit, etc. : les petites Coquettes, les petits Soldats, l’Amour musicien, l’Amant poète, la douce Harmonie, le Sommeil trompeur, avant  la Toilette, Séparation douloureuse, la Folie du Jour… — Sur la demande collective de la classe des beaux-arts , Boilly avait été nommé chevalier de la Légion d’ Honneur en 1833.  
Hippolyte Verly ~ Essai de biographie lilloise contemporaine, 1800-1869 (1869)

Green

Pierre Auradon ~ Fleurs, ca. 1950

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.


Paul Verlaine

Study of Flowers

Hyacinthe Rigaud, 1720

Dessiner pétales et corolles

Dans cette Etude de fleurs, la description des espèces est particulièrement soignée, digne d’un vrai botaniste. Les parties morphologiques de chaque fleur sont apparentes, précises et identifiables. Il s’agit d’une étude, comme en réalisait un certain nombre d’artistes au cours de l’élaboration d’une œuvre. De Rigaud, sont connues notamment des études de cuirasses, de mains, de draperies et de fleurs.
 

Ces esquisses témoignent d’une technique rigoureuse et du soin méticuleux apporté à certains détails. Dans l’atelier de Rigaud, les tâches étaient réparties entre différents collaborateurs selon leurs spécialisations : Blin de Fontenay était chargé de la représentation des fleurs. Pourtant, il s’agit bien ici d’une œuvre de la main de Rigaud lui-même, de grand format, qui dénote l’influence naturaliste des peintres flamands du XVIIe siècle. Ces échantillons de sujets pouvaient être utilisés comme des catalogues glissés sous le bras, afin d’être présentés aux commanditaires, éventuellement en dehors de l’atelier du peintre.
 
Mais là où d’autres se seraient contentés d’une fragile esquisse, Rigaud transforme une simple étude en œuvre d’art à part entière. L’attention aux détails réalistes dans l’Etude de fleurs montre que Rigaud a probablement dessiné à partir de vrais spécimens. Cette approche méticuleuse du végétal est visible dans de nombreux autres bouquets, qui chacun à leur manière, témoignent des multiples traitements de ce sujet dans l’histoire de la peinture.