Winter Wonderland
B. V. R. B.
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| Louis XV lacquer lady’s desk attributed to Bernard II Van Risen Burgh, Paris, ca. 1760 |
Bernard II van Risen Burgh (1696-1766) was an ebeniste of Netherlandish descent who signed his pieces with the elusive monogram B.V.R.B. Not until 1957 was the true identity of this great ebeniste uncovered. Van Risen Burgh was known for his furniture decorated with Japanese lacquer, first appreciated by the French Queen, Marie Leszczinska in 1737. His work is recognized by its gilt bronze mounts that were designed by BVRB himself. BVRB worked mostly with fashionable furniture designers such as Lazare Duvaux and Thomas-Joachim Hebert. He had no contact with aristocratic or royal potential patrons and kept his studio on the Faubourg Saint-Antoine, a more humble section of Paris than most ebenistes chose to set up their shops.
La Folie Des Grandeurs
The Dead Toreador
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| 1864-1865 |
In 1864 Manet exhibited a large painting he called Episode from a Bullfight. Critics complained that its image of a fallen matador was out of proportion to the bull that had just gored him. “A wooden bullfighter, killed by a horned rat,” one sneered. At some point, Manet cut the painting apart, creating two smaller, more powerful works: The Dead Toreador, here, and The Bullfight, now in the Frick Collection, New York.
Although Manet may have acted in response to the harsh criticism, it was not uncommon for him to rework compositions. He repainted the background, extracting the figure from the context of the bullfight, and in so doing changed the nature of his painting. The fallen matador is no longer part of a narrative but is instead an icon, an isolated and compelling figure of sudden and violent death. From the now featureless background the man’s body is dramatically foreshortened, thrusting toward the viewer. Its proximity and isolation are startling. Only the man’s costume informs us about him, traces of blood the only signs of a painful death.
Manet’s choice of a Spanish subject—he did many early in his career—reflects his interest in the seventeenth-century painter Velázquez, as does the dramatic organization of the composition and his palette of rich, dark tones.
© 2010 2008 National Gallery of Art, Washington, DC
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| Manet Manette by Carol Armstrong |
Barcelona, 1927
The Sailor Prince
Couronne du Sacre de Louis XV
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| Augustin DUFLOS, d’après Claude RONDÉ Couronne de Louis XV, 1722 Musée du Louvre |
[Déposée à Saint-Denis en 1729 après le remplacement des pierres d’origine, portée à la Convention en 1793, déposée au Cabinet des médailles puis au Garde-meuble, transférée du palais de Trianon au Louvre en 1852. Paris, France. Argent partiellement doré, fac-similés des pierres précieuses d’origine, satin brodé]
Couronne de Louis XV
À l’occasion de leur sacre, les rois de France avaient pour coutume de se faire exécuter une couronne personnelle. Pour Louis XV, deux couronnes furent réalisées : une en or émaillé et l’autre, conservée au Louvre, en argent doré et ornée de pierreries. Cependant, en 1729, cette dernière fut dépecée et on remplaça les pierres d’origine par des copies. La couronne ne servait qu’à l’occasion du sacre et reposait à l’abbaye de Saint-Denis avec les autres instruments de cérémonie, appelés regalia.
Une œuvre toute de perles et de pierres précieuses
La Couronne de Louis XV est composée d’une calotte de satin brodé et cerclée d’une structure métallique d’où partent des arceaux ajourés surmontés d’une fleur de lys. Le bandeau est ceint de deux files de perles et de huit pierres de couleur (saphirs, rubis, topazes et émeraudes) alternant avec des diamants. Le départ des arceaux est marqué par des fleurs de lys formées par cinq diamants. Le célèbre Régent, acheté quelques années avant le sacre, orne la fleur de devant. Les huit diamants quadrangulaires qui constituent le sommet des fleurs appartiennent à la série des dix-huit Mazarins. Enfin la couronne est également surmontée d’une fleur de lys faite de feuilles d’acanthe en argent comportant dix-sept diamants complétés par le Sancy. Sur la calotte sont cousus ving-quatre autres diamants. En 1729, perles et pierres précieuses furent remplacées par des copies à la demande de Louis XV. Au total, la couronne comportait 282 diamants (161 grands et 121 petits), 64 pierres de couleur (dont 16 rubis, 16 saphirs et 16 émeraudes) et 237 perles.
L’oeuvre de joailliers parisiens
La couronne personnelle de Louis XV a été dessinée par le joaillier Claude Rondé et exécutée sous la direction du jeune Augustin Duflos, joaillier du roi aux Galeries du Louvre. Peu de temps après, en 1723, Duflos réalisa chez Rondé une couronne sur le même modèle et suivant les mêmes dimensions pour le roi Joseph V du Portugal. En 1725, les Rondé livrèrent pour la reine une autre couronne de plus petite taille mais de composition voisine.
Les descriptions de la couronne de Louis XV
On connaît deux descriptions de cette œuvre : la première publiée par Le Mercure, un mois après le sacre, en novembre 1722, et la seconde servant de légende à une gravure de Sébastien Antoine. Celle-ci signale bien que la couronne était ornée de 64 pierres de couleur mais elle ne mentionne que 273 diamants et indique quelques variantes par rapport à l’état connu aujourd’hui. Il est donc possible que l’aspect actuel ne soit pas tout à fait fidèle à la composition d’origine et que les différences soient la conséquence de la restauration faite par le joaillier M. Maillard en 1780. Bien qu’ornée de pierres factices et malgré les légères modifications subies, la couronne personnelle de Louis XV nous révèle le faste des cérémonies royales ainsi que la virtuosité des joailliers du XVIIIe siècle.
Documentation: Regalia : les instruments du sacre des rois de France, les honneurs de Charlemagne, Éditions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1987, pp. 91-92
Muriel Barbier
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| © Musée du Louvre / E. Lessing
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