Couch potato, and proud of it
The Court Jester
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| Keying Up or The Court Jester, 1875 William Merritt Chase |
It was in 1875 that Chase painted The Jester, which was exhibited at the Philadelphia Centennial in 1876. He used to tell a tale of the model for this study, who was fond of imbibing anything of an alcoholic nature that happened to be available. One day while the painter was out of the room the model consumed a considerable quantity of hair-tonic which Chase had put in a whiskey-bottle, with the result that the next day the jester was not present at the studio.
The life and art of William Merritt Chase by Katharine Metcalf Roof and William Merritt Chase
The oldest known color photograph?
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Louis Arthur Ducos du Hauron, 1872
‘Rarely has any inventor shown such imaginative foresight, or received so little encouragement.’
The colour technologist D. A. Spencer
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S’il est inconnu du grand public, son invention reste un événement majeur du XIXème s. : Ducos du Hauron, c’est lui qui a mis au point le premier les procédés de photographie et d’impression polychrome, principe qui reste le même de nos jours.
Né à Langon le 8 décembre 1837, il était issu d’une vieille famille agenaise et fils d’un fonctionnaire des Contributions Indirectes. Il montra très tôt des prédispositions et une ardeur au travail remarquables dans les domaines scientifique et musical, à tel point que sa famille décida de le sortir du système scolaire classique et d’engager des professeurs particuliers.
Le jeune Ducos du Hauron se tourna finalement vers les sciences physiques, même si ses talents de pianiste l’amenèrent à la fin du XIXème s. à entretenir une correspondance suivie avec le compositeur Camille Saint Saëns.
Son goût pour la peinture va surtout l’orienter vers l’étude et les interactions entre la lumière et la couleur. Au début du siècle, la science avait fait de grandes avancées dans ce domaine : le médecin britannique Thomas Young avait mis en évidence que le système optique humain était sensible à trois couleurs de base qui, bien mélangées, pouvaient produire toutes les autres nuances, les travaux du chimiste français Chevreul, le procédé photographique (l’héliographie) de Niepce perfectionné par Daguerre (le daguerréotype), le calotype de l’Anglais Talbot, le physicien Fizeau qui diminua considérablement les temps de pose…
Ducos du Hauron, qui n’avait jamais touché un appareil photo, présenta à 22 ans à la Société des Arts et Sciences d’Agen un mémoire d’ “Etude des sensations lumineuses” qui lui vaudra d’être surnommé ” le jeune savant du Midi ” par la presse parisienne. Il commence à entrevoir le moyen de reproduire des images en couleur. Les premières tentatives réalisées par Becquerel en 1848 avaient démontré qu’une plaque d’argent recouvert de chlorure d’argent pur reproduisait directement les couleurs, mais de manière instable. Dix années de recherches vont être nécessaires à Ducos du Hauron avant de déposer un brevet en 1868 et en 1869, il édite une brochure ” les couleurs en photographie, solution du problème “.
La première photographie couleur, prise à Agen, reposait sur le principe de Maxwell de décomposition de la lumière par les trois couleurs fondamentales que sont le rouge, le vert et le bleu. Il réalisa trois photographies d’un même sujet au travers de filtres de verre colorés successivement en rouge, bleu et jaune, qui laissaient passer seulement les radiations de sa couleur, interceptant toutes les autres. En superposant enfin les trois épreuves, il obtint la restitution des couleurs. Le procédé de trichromie était né.
L’inventeur du phonographe Charles Cros avait déposé en 1867 un pli cacheté à l’Académie des Sciences et avait publié la même année que Ducos du Hauron la description d’un procédé identique. Mais c’est à ce dernier que la paternité de la trichromie fut finalement attribuée de par l’antériorité de ses travaux.
Notre physicien connut la gloire à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris en 1878 qui présentait une série de ses reproductions.
Il continua ses recherches avec pour objectif l’application à l’impression couleur. Un des plus grands imprimeurs d’Europe, Albert, de Munich, lui offre un pont d’or pour développer son procédé en Allemagne à l’échelle industrielle. Mais, par patriotisme, il refusa et s’entêta à convaincre le Ministère du Commerce français de moderniser l’imprimerie française qui n’était pas prête techniquement.
Lorsque finalement une imprimerie toulousaine fut en mesure d’adopter le procédé, celle-ci fut détruite par un incendie en 1885 alors que les premières éditions rencontraient un vif succès. Ducos du Hauron ne connut donc pas la réussite commerciale et l’histoire se répéta avec une autre de ses nombreuses inventions, la chronophotographie, que l’on appellera plus tard le cinématographe, popularisé par les frères Lumière.
Il termina sa vie dans des conditions précaires, ne percevant qu’une maigre rente de la société Cinéma Gaumont et une pension du gouvernement. Louis Ducos du Hauron décéda à Agen, le 31 août 1920 au n°58 de la rue Lamouroux.
Triste destinée pour ce génie qui avait écrit : ” le peintre n’a plus besoin d’une palette qu’il commande au soleil, le soleil, collaborateur soumis, donnera à ses œuvres la couleur et la vie.”
Graham Saxby
A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Pierre de Ronsard
Sarah
Kazimir Severinovich Malevich
The Doll’s House of Petronella Oortman
In 1686 Petronella Oortman, a widow and wealthy in her own right, married the silk merchant Johannes Brandt (1654-1731). The couple lived on Warmoesstraat in Amsterdam. That same year, Petronella Oortman began her magnificent doll’s house. She spent the following four years collecting miniature objects and furniture for the house, spending an estimated 20,000 to 30,000 guilders, the price of a real house along one of Amsterdam’s canals at that time.
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| ca. 1686-1705 |
Seventeenth-century doll’s houses were not children’s toys, they were a hobby* for ladies, comparable to the cabinets in which gentlemen kept their collections. This is one of three seventeenth-century doll’s houses that have survived intact. It was commissioned by Petronella Oortman, a wealthy Amsterdam lady. The house is remarkable in that all of the components are made exactly to scale. Petronella ordered miniature porcelain objects from China and commissioned furniture makers and artists to decorate the interior. It was extremely costly to create a model house like this. Petronella probably spent between twenty and thirty thousand guilders on her doll’s house. In the seventeenth century she would have been able to buy a real house along one of the canals for that price.
[Hobbies: In the 17th century, many wealthy Dutch merchants had collections of one sort or another, which they kept in display cabinets. The wives of these well-to-do gentlemen also had collections, which reflected their personal interests: their homes. Some had large cupboards full of miniature furniture and dolls, replicas of a real home. These doll’s houses were sometimes on a magnificent scale. Whenever an important visitor dropped by, the host and hostess would show their collections. The master of the house would open the drawers of his cabinet and explain the contents to his guests, while his wife gave a comprehensive demonstration of her doll’s house. She would display the contents of the cupboards, reveal hidden spaces, light the lamps and would let real water gush from the fountain in the garden. Doll’s house demonstrations sometimes went on for hours.] Rijksmuseum Amsterdam












