Dear Mr. Jobs: Adieu and thank you!

Being the richest man in the cemetery doesn’t matter to me … Going to bed at night saying we’ve done something wonderful … that’s what matters to me. ~ Steve Jobs
[February 24, 1955 – October 5, 2011]
Andy Warhol ~ Apple [From the Ads Portfolio], 1985  
Joseph K. Levene Fine Art

Cow

Andy Warhol, 1976

*****
Jean Poiret ~ La Vache à mille francs

Au premier temps de la vache,
Toute seule dans son pré, elle est là,
Au premier temps de la vache,
Y a l’éleveur, y a la bête et y a moi,
Et ma faim qui bat la mesure,
La mesure de mon estomac,
Et ma faim qui bat la mesure,
Mesure aussi mes fins de mois.

Une vache à mille francs,
Comme ce serait charmant,
Comme ce serait charmant
Et beaucoup plus tentant
Qu’un’ vache à deux mille francs,
Une vache à mille francs.
Une vache à mille francs,
F’rait l’filet à cent francs,
L’rumsteck à soixante francs,
Le gîte à quarante francs,
L’aloyau à trente francs,
La culotte à vingt francs.
Un’ culotte à vingt francs,
F’rait la côte à quinze francs,
La poitrine à douze francs,
La bavette à dix francs,
Le collier à huit francs,
Le jarret à quatre francs.
Un jarret à quatre francs,
Ce s’rait intéressant
Et plus avantageux
Pour faire un pot-au-feu
Qu’un jarret à mille francs,
Un jarret à quatre francs…

Au deuxième temps de la vache,
C’est à peine si je l’aperçois,
Au deuxième temps de la vache,
Y a du monde entre la bête et moi.
Il y a l’tueur qui passe la mesure,
L’transporteur qui lui emboîte le pas,
Pendant qu’Fontanet nous assure
Que la viande de la vache ne monte pas.

Une vache à mille francs,
En quittant l’Morbihan,
Devient chemin faisant
Comme par enchant’ment
Un’ vache à cinq mille francs
En arrivant au Mans.
Un’ vache à cinq mille francs,
On ne sait pas comment,
Augment’ de vingt pour cent
En traversant Le Mans,
Et d’vient par conséquent
Un’ vache à six mille francs.
Un’ vache à six mille francs,
C’est bougrement tentant,
C’est bougrement tentant
Pour les gens d’Orléans
D’en faire innocemment
Un’ vache à dix mille francs.
Une vache à dix mille,
En sortant de la ville,
Pris’ dans un tourbillon
Devient à Arpajon
Par un calcul habile
Une vache à vingt mille,
Cent mille à Montlhéry,
Deux cents à Juvisy,
Trois cent mille à Orly,
Arrivant à Paris,
À la Port’ d’Italie
La vach’ n’a plus de prix.
La vache est aux Gobelins
Multipliée par vingt,
Par deux cent cinquante deux
Au carr’four Richelieu,
Et par huit cent dix sept
En sortant d’La Villette…

Au dernier temps de la vache,
En rôti, sur l’étal, elle est là,
Au dernier temps de la vache,
Y a un monde entre sa viande et moi.
Et l’Etat, qui prend des mesures,
L’Etat qui mesure notre émoi,
Et l’Etat qui prend des mesures,
Fait monter un peu plus chaque mois.

De la vache à cent francs,
On en mangeait autant,
Autant qu’on en voulait,
Et plus qu’il ne fallait,
À midi, au dîner,
Et dans l’café au lait.
D’la vache à cinq cent francs,
C’est déjà plus gênant,
Moi qu’en mange en moyenne
Dix kilos par semaine,
Pour avoir mon content
Je privais les enfants.
De la vache à mille francs,
De la vache à mille francs,
Il vaut mieux carrément
Se gaver d’ortolans,
Et s’offrir des homards
Tartinés de caviar.
D’la vache à deux mille francs,
Ça s’ra pour l’jour de l’an,
On la mangera truffée,
Sur un grand canapé,
On gardera l’foie gras
Pour les autr’s jours du mois.
D’la vache à cinq mille francs,
Ça d’viendra un placement,
Avec mes lingots d’or,
Dans mon grand coffre fort,
J’entass’rai les rumstecks
Et les coupons d’beefsteack.
D’la vache à cinq mille francs,
Ça d’vient décourageant,
C’est pas qu’on soit méchant,
Mais un beau jour, pourtant,
Il faudra bien qu’on sache
Qu’on n’peut plus suivr’ la vache !

Oh la vache ! La sale vache …
Oh la vache nous rendra fous !
Oh la vache ! La sale vache …
Oh la vache nous rendra fous !
Oh la vache ! Oh la vache…

Bide & Musique

Packing list

Adolf Konrad, December 16, 1963
The Morgan Library & Museum

In December of 1963, realist painter Adolf Konrad planned to travel to Rome and Egypt, so he made a packing list — not quite the kind of list you or I might make — Kondrad’s was a water-color painted into his sketchbook. On one page he painted all the items he planned to take with him, and on the next page he painted himself wearing only an undershirt and striped boxer shorts. The items he’d painted to pack looked like paper-doll cut-outs which could be cut and glued to his paper body. He included a t-shirt, sports shirt, undershirt, dress shirt, boxer shorts, two trousers, socks, a camera, sketch books, oil paints, watercolors, inks, brushes, pencils, chalk, and a copy of Europe on $5 A Day, into which he had inserted a note which read “Ha Ha.”Margie Goldsmith for The Huffington Post

Taking Off

Ackerman’s Fine Art

Post-depression America was in desperate need of a defining iconography that would lift it out of the black and white doldrums, and it came in theform of Gil Elvgren’s Technicolor fantasies of the American dream. His technique-which earned him a reputation as “The Norman Rockwell of cheesecake”-involved photographing models and then painting them into gorgeous hyper-reality, with longer legs, more flamboyant hair and gravity-defying busts, and in the process making them the perfect moral-boosting eye-candy for every homesick private. 
  

The Aphrodisiac Telephone

1938
➔  Little Augury

I cannot understand why human beings should be so little individualized, why they should behave with such great collective uniformity. I do not understand why when I ask for a grilled lobster at a restaurant, I’m never served a cooked telephone. ~ Salvador Dalí

Salade de fruits

Arthur Gerlach ~ Still Life, 1932

*****

Ta mère t’a donné comme prénom, 
Salade de fruits, oh quel joli nom,
Au nom de tes ancêtres hawaiiens,
Il faut reconnaître que tu le portes bien.
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Tu plais à mon père, tu plais à ma mère,
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Un jour ou l’autre, il faudra bien qu’on nous marie.
Pendu dans ma paillote au bord de l’eau,
Y’a des ananas, y’a des noix de coco,
J’en ai déjà goûté, je n’en veux plus,
Le fruit de ta bouche serait le bienvenu.
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Tu plais à mon père, tu plais à ma mère,
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Un jour ou l’autre, il faudra bien qu’on nous marie.
Je plongerais tout nu dans l’océan,
Pour te ramener des poissons d’argent,
Avec des coquillages lumineux,
Oui, mais en échange tu sais ce que je veux.
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Tu plais à mon père, tu plais à ma mère,
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Un jour ou l’autre, il faudra bien qu’on nous marie.
On a donné chacun de tout son cœur,
Ce qu’il y avait en nous de meilleur,
Au fond de ma paillote au bord de l’eau,
Ce panier qui bouge, c’est un petit berceau.
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
Tu plais à ton père, tu plais à ta mère,
Salade de fruits, jolie, jolie, jolie,
C’est toi le fruit de nos amours, bonjour petit. 
Bourvil  
Paroles: Noël Roux 
Musique: Armand Canfora et Noël Roux