Berthe Morisot

Tant de clairs tableaux irisés, ici, exacts, primesautiers, eux peuvent attendre avec le sourire futur, consentiront que comme titre au livret qui les classe, un Nom, avant de se résoudre en leur qualité, pour lui-même prononcé ou le charme extraordinaire avec lequel il fut porté, évoque une figure de race, dans la vie et de personnelle élégance extrêmes. Paris la connut peu, si sienne, par lignée et invention dans la grâce, sauf à des rencontres comme celle-ci, fastes, les expositions ordinairement de Monet et Renoir, quelque part où serait un Degas, devant Puvis de Chavannes ou Whistler, plusieurs les hôtes du haut salon, le soir; en la matinée, atelier très discret, dont les lambris Empire encastrèrent des toiles d’Édouard Manet. Quand, à son tour, la dame y peignait-elle, avec furie et nonchalance, des ans, gardant la monotonie et, dégageant à profusion une fraîcheur d’idée, il faut dire – toujours – hormis ces réceptions en l’intimité où, le matériel de travail relégué, l’art même était loin quoique immédiat dans une causerie égale au décor, ennobli du groupe : car un Salon, surtout, impose, avec quelques habitués, par l’absence d’autres, la pièce, alors, explique son élévation et confère, de plafonds altiers, la supériorité à la gardienne, là, de l’espace si, comme c’était, énigmatique de paraître cordiale et railleuse ou accueillant selon le regard scrutateur levé de l’attente, distinguée, sur quelque meuble bas, la ferveur. Prudence aux quelques-uns d’apporter une bonhomie, sans éclat, un peu en comparses sachant parmi ce séjour, raréfié dans l’amitié et le beau, quelque chose, d’étrange, planer, qu’ils sont venus pour indiquer de leur petit nombre, la luxueuse, sans même y penser, exclusion de tout le dehors.
Cette particularité d’une grande artiste qui, non plus, comme maîtresse de maison, ne posséda rien de banal, causait, aux présentations, presque la gêne. Pourquoi je cède, pour attarder une réminiscence parfaite, bonne, défunte, comme sitôt nous la résumions précieusement au sortir, dans les avenues du Bois ou des Champs-Élysées, tout à coup à me mémorer ma satisfaction, tel minuit, de lire en un compagnon de pas, la même timidité que, chez moi, longtemps, envers l’amicale méduse, avant le parti gai de tout brusquer par un dévouement. ” Auprès de Madame Manet ” concluait le paradoxal confident, un affiné causeur entre les grands jeunes poëtes et d’aisé maintien, ” je me fais l’effet d’un rustre et une brute “. Pareil mot, que n’ouït pas l’intéressée, ne se redira plus. Comme toute remarque très subtile appartient aux feuillets de la fréquentation, les entr’ouvrir à moitié, livre ce qui se doit, d’un visage, au temps relativement à l’exception, magnifique, dans la sincérité du retirement qui élut une femme du monde à part soi; puis se précise un fait de la société, il semble, maintenant.
Les quelques dissidentes du sexe qui présentent l’esthétique autrement que par leur individu, au reste, encourent un défaut, je ne désigne pas de traiter avec sommaire envahissement le culte que, peut-être, confisquons-nous au nom d’études et de la rêverie, passons une concurrence des prêtresses avisées; mais, quand l’art s’en mêle, au contraire, de dédaigner notre pudeur qui allie visée et dons chez chacun et, tout droit, de bondir au sublime, éloigné, certes, gravement, au rude, au fort: elles nous donnent une leçon de virilité et, aussi, déchargeraient les institutions officielles ou d’État, en soignant la notion de vases maquettes éternelles, dont le goût, de se garer, à moins d’illumination spéciale. – Une juvénilité constante absout l’emphase. – Que la pratique plairait, efficace, si visant, pour les transporter vers plus de rareté, encore et d’essence, les délicatesses, que nous nous contraignons d’avoir presque féminines. A ce jeu s’adonna, selon le tact d’une arrière-petite-nièce, en descendance, de Fragonard, Mme Berthe Morisot, naguères apparentée à l’homme, de ce temps, qui rafraîchit la tradition française – par mariage avec un frère, M. Eugène Manet, esprit très perspicace et correct Toujours, délicieusement, aux manifestations pourchassées de l’Impressionnisme – la source, en peinture, vive – un panneau, revoyons-le, en 1874, 1876, 1877, 1883, limpide, frissonnant empaumait à des carnations, à des vergers, à des ciels, à toute la légèreté du métier avec une pointe du XVIIIe siècle exaltée de présent, la critique, attendrie pour quelque chose de moins péremptoire que l’entourage et d’élyséennement savoureux : erreur, une acuité interdisant ce bouquet, déconcertait la bienveillance. Attendu, il importe, que la fascination dont on aimerait profiter, superficiellement et à travers de la présomption, ne s’opère qu’à des conditions intègres et même pour le passant hostiles; comme regret. Toute maîtrise jette le froid : ou la poudre fragile du coloris se défend par une vitre, divination pour certains.
Telle, de bravoure, une existence allait continuer, insoucieuse, après victoire et dans l’hommage; quand la prévision faillit, durant l’hiver, de 1895, aux frimas tardifs, voici les douze mois revenus : la ville apprit que cette absente, en des magies, se retirait plus avant soit suprêmement, au gré d’un malaise de la saison. Pas, dans une sobriété de prendre congé sans insistance ou la cinquantaine avivant une expression, bientôt, souvenir : on savait la personne de prompt caprice, pour conjurer l’ennui, singulière, apte dans les résolutions; mais elle n’eût pas accueilli celle-là de mourir, plutôt que conserver le cercle fidèle, à cause, passionnément, d’une ardente flamme maternelle, où se mit, en entier, la créatrice – elle subit, certes, l’apitoiement ou la torture, malgré la force d’âme, envisageant l’heure inquiète d’abandonner, hors un motif pour l’une et l’autre de séparation, près le chevalet, une très jeune fille, de deux sangs illustre, à ses propres espoirs joignant la belle fatalité de sa mère et des Manet. Consignons l’étonnement des journaux à relater d’eux-mêmes, comme un détail notoire pour les lecteurs, le vide, dans l’art, inscrit par une disparue auparavant réservée: en raison, soudain, de l’affirmation, dont quiconque donne avis, à l’instant salua cette renommée tacite.
Si j’ai inopportunément, prélude aux triomphe et délice, hélas! anniversaires, obscurci par le deuil, des traits invités à reformer la plus noble physionomie, je témoigne d’un tort, accuse la défaillance convenable aux tristesses : l’impartiale visiteuse, aujourd’hui, de ses travaux, ne le veut ni, elle-même, entre tous ces portraits, intercepter du haut d’une chevelure blanchie par l’abstraite épuration en le beau plus qu’âgée, avec quelque longueur de voile, un jugement, foyer serein de vision ou n’ayant pas besoin, dans la circonstance, du recul de la mort : sans ajouter que ce serait, pour l’artiste, en effet, verser dans tel milieu en joie, en fête et en fleur, la seule ombre qui, par elle, y fût jamais peinte et que son pinceau récusait.
Ici, que s’évanouissent, dispersant une caresse radieuse, idyllique, fine, poudroyante, diaprée, comme en ma mémoire, les tableaux, reste leur armature, maint superbe dessin, pas de moindre instruction, pour attester une science dans la volontaire griffe, couleurs à part, sur un sujet – ensemble trois cents ouvrages environ, et études qu’au public d’apprécier avec le sens, vierge, puisé à ce lustre nacré et argenté : faut-il, la hantise de suggestions, aspirant à se traduire en l’occasion, la taire, dans la minute, suspens de perpétuité chatoyante ? Silence, excepté que paraît un spectacle d’enchantement moderne. Loin ou dès la croisée qui prépare à l’extérieur et maintient, dans une attente verte d’Hespérides aux simples oranges et parmi la brique rose d’Eldorados, tout à coup l’irruption à quelque carafe, éblouissamment du jour, tandis que multicolore il se propage en perses et en tapis réjouis, le génie, distillateur de la Crise, où cesse l’étincelle des chimères au mobilier, est, d’abord, d’un peintre. Poétiser, par art plastique, moyen de prestiges directs, semble, sans intervention, le fait de l’ambiance éveillant aux surfaces leur lumineux secret : ou la riche analyse, chastement pour la restaurer, de la vie, selon une alchimie, – mobilité et illusion. Nul éclairage, intrus, de rêves; mais supprimés, par contre, les aspects commun ou professionnel. Soit, que l’humanité exulte, en tant que les chairs de préférence chez l’enfant, fruit, jusqu’au bouton de la nubilité, là tendrement finit cette célébration de nu, notre contemporaine aborde sa semblable comme il ne faut l’omettre, la créature de gala, agencée en vue d’usages étrangers, galbeuse ou fignolée relevant du calligraphe à moins que le genre n’induise, littérairement, le romancier; à miracle, elle la restitue, par quelle clairvoyance, le satin se vivifiant à un conta& de peau, l’orient des perles, à l’atmosphère : ou, dévêt, en négligé idéal, la mondanité fermée au style, pour que jaillisse l’intention de la toilette dans un rapport avec les jardins et la plage, une serre, la galerie. Le tour classique renoué et ces fluidité, nitidité.
Féerie, oui, quotidienne – sans distance, par l’inspiration, plus que le plein air enflant un glissement, le matin ou après-midi, de cygnes à nous; ni au-delà que ne s’acclimate, des ailes détournée et de tous paradis, l’enthousiaste innéité de la jeunesse dans une profondeur de journée.
Rappeler, indépendamment des sortilèges, la magicienne, tout à l’heure obéit à un souhait, de concordance, qu’elle-même choya, d’être aperçue par autrui comme elle se pressentit : on peut dire que jamais elle ne manqua d’admiration ni de solitude. Plus, pourquoi – il faut regarder les murs – au sujet de celle dont l’éloge courant veut que son talent dénote la femme – encore, aussi, qu’un maître : son ouvre, achevé, selon l’estimation des quelques grands originaux qui la comptèrent comme camarade dans la lutte, vaut, à côté d’aucun, produit par un d’eux et se lie, exquisement, à l’histoire de la peinture, pendant une époque du siècle. 
Stéphane Mallarmé
[préface du catalogue des œuvres de Berthe Morisot, pour une exposition posthume organisée par ses amis peintres chez Durand Ruel en mars 1896 ]
L’Enfant au Tablier Rouge, 1886

Belle Haleine: Eau de Voilette

➔  Tout-Fait: Marcel Duchamp Studies Online journal

Marcel Duchamp,  “Belle Haleine (Beautiful Breath)Rigaud perfume bottle with label created by Duchamp and Man Ray in New York; photograph of Rrose Sélavy (alias Marcel Duchamp) by Man Ray pasted on; oval, violet-colored cardboard box; inscribed on gold label attached to the back of the box: Rrose Sélavy, 1921

Three Studies of a Young Girl Wearing a Hat

He drew obsessively from life, and had such an aptitude for this that one contemporary observed that Watteau “was more satisfied with his drawings than his paintings”. According to the Comte de Caylus, Watteau’s friend and biographer, the artist kept all of his immaculate studies in a bound volume, which he plundered when it came to creating a painting. A central preoccupation of scholars of Watteau’s drawings is to spot the frequency with which particular figures appear almost verbatim in the paintings. To complicate things, Watteau often sketched on sheets of paper already decorated with drawings after intervals of several years.
Alastair Sooke for The Telegraph

One Mighty Masterpiece

➔  NOTORIOUSLY – WENDELL B. HARRIS, JR.
“An authentic existentialist New Wave comedy rich in deadly ironies and ambiguities… It follows a compulsive impostor whose continuing improbable successes are spurred along by the fact that he’s black. Wendell B. Harris Jr., the highly gifted writer-director-star, demonstrates probably the darkest sense of what it means to be an American black since Ralph Ellison’s Invisible Man and the late stories of Richard Wright…” —Jonathan Rosenbaum, The Chicago Reader
Chameleon Street, 1989

Let them eat cake

Jean-Baptiste Siméon Chardin ~ La Brioche or Le Dessert, 1763 [Louvre, Paris, France]

“We have learned from Chardin that a pear is as living as a woman, that an ordinary piece of pottery is as beautiful as a precious stone.” – Marcel Proust
Edouard Manet ~ Nature Morte à la Brioche, 1880

Soupe à l’Oignon

Lorsque vous n’avez pas, sous la main de bouillon
Vous pouvez faire à l’eau cette soupe à l’oignon
En liant la farine, alors pour compenser
Ou prenez du bouillon de légume passé
Donc,  faites revenir des oignons émincés
Recouvrez du liquide en tournant, puis, laissez.
Pendant que cela cuit, profitez de répit
Salez, poivrez, beurrez, de très minces tartines
Faites griller au four toutes ces tranches fines
En les nappant d’abord de rappé de gruyère
Mettez-en la moitié dans la marmite en terre
Versez dessus la soupe et les croutons restants
Tour cela va tremper pendant quelques instants
Recouvrer de fromage en maintenant au four
Et quand la soupe gonfle et s’offre mitonnée
Servez la, bouillante, en coulis de velours
Et qu’on savoure alors, la bonne “Gratinée”

Emilie Bernard 
[Recette N° 45]
Éditions LYNA, Paris

Photo Appollot – Grasse

Shelley Duvall’s Faerie Tale Theatre *****

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The Tale of the Frog Prince
Rumpelstilskin
Rapunzel
The Nightingale
Sleeping Beauty

Jack and the Beanstalk
Little Red Riding Hood
Hansel and Gretel
Goldilocks and the Three Bears
The Princess and the Pea
Pinocchio
Thumbelina
Snow White and the Seven Dwarfs
Beauty and the Beast
The Boy Who Left Home to Find Out About the Shivers
The Three Little Pigs
The Snow Queen
The Pied Piper of Hamelin
Cinderella
Puss ‘n Boots
The Emperor’s New Clothes
Aladdin and His Wonderful Lamp
The Princess Who Had Never Laughed

Rip Van Winkle
The Little Mermaid
The Dancing Princesses

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One of the first gems of the cable TV age, Faerie Tale Theatre brings 26 classic tales to life. Produced over a five-year span (1982-87) for Showtime, FTT brought together creative dramatics and whimsical writing with some of the top talents of the day. Executive producer/host Shelley Duvall (who was coming off her breakout role in The Shining) shepherds this mix of theatrical simplicity and grand storytelling for these oft-told tales (“Goldilocks and the Three Bears,” “Little Red Riding Hood,” “Hansel and Gretel,” “Sleeping Beauty,” and the like) for kids and their parents. Since they are not elaborately produced, FTT may be a hard sell for some smaller members of the family at first, but most should be hooked, even older kids who may pooh-pooh fairy tales. There’s always a slight twist that makes these productions fresh.
The cast is amazing, especially when you think how lightly cable television was thought of in the ’80s: Jeff Bridges, Bud Cort, Liza Minnelli, James Coburn, Susan Sarandon, Christopher Reeve, Klaus Kinski, Billy Crystal, Matthew Broderick, Gregory Hines, Eric Idle, Robin Williams, and Mick Jagger are some of the talented–and varied–actors appearing. Crystal’s take on the smart “Little Pig” (with Jeff Goldblum as the wolf) and Williams’s “Frog Prince” are two comic gems. Malcolm McDowell, right in the middle of his career high-point of playing baddies, brings flair to the Big Bad Wolf, while his then-real-life wife Mary Steenburgen beautifully counterpoints as Red Riding Hood. The casting of Vincent Price and Vanessa Redgrave in “Snow White” is inspired. Also impressive are the directors Duvall pooled: Tim Burton (“Aladdin and His Wonderful Lamp”), Francis Ford Coppola (“Rip Van Winkle”) Peter Medak (three episodes), Nicholas Meyer (“Pied Piper”), and Roger Vadim (“Beauty and the Beast”). You can go on for days about these wonderful tales, most totaling around the 45-minute mark, but it’s better just to get the set and start wherever you’d like; you will get to the end sooner than you think. –Doug Thomas